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sondage ekos Le vendredi 6 décembre 2002

Kyoto divise le pays


André Duchesne
La Presse

Photo PC

Ce n'est plus avec le Québec, mais avec l'ouest du pays, et plus particulièrement l'Alberta, que le gouvernement fédéral risque de vivre le plus d'affrontements au cours des prochaines années, si Ottawa ratifie le protocole de Kyoto.

C'est ce qui ressort d'un sondage de la firme Ekos réalisé pour le compte de La Presse, du Toronto Star et de la CBC entre le 2 et le 4 décembre.

Ce sondage, qui reprenait mot pour mot des questions posées aux Canadiens en mai dernier, indique que l'appui à la ratification du protocole a chuté de 12 points dans l'ensemble du pays, passant de 74 à 62 % au cours des six derniers mois.

Fait encore plus marquant, le protocole ne reçoit plus que 38% d'appuis en Alberta, comparativement à 53% en mai, alors qu'au Québec, il est demeuré stable, fléchissant à peine de deux points, de 78 à 76%. En fait, de toutes les régions du pays, c'est au Québec que le fédéral trouve le plus d'appuis.

«Kyoto risque de recréer dans l'Ouest le même sentiment que celui ayant suivi l'imposition du programme national des ressources énergétiques par les libéraux (sous Pierre Elliott Trudeau), au début des années quatre-vingt. Avec la chute du PQ au Québec et la remise en question du Bloc québécois à Ottawa, c'est là, en Alberta, que se manifestera le plus la polarisation dans le pays au cours des prochaines années», indique Christian Boucher de la firme Ekos.

La Chambre des communes doit voter lundi sur la ratification par le Canada de ce protocole qui prévoit la réduction des gaz à effet de serre (GES), ce qui pénaliserait davantage les provinces de l'Ouest où se trouvent les plus vastes gisements de pétrole, de gaz naturel et de charbon.

Outre l'Alberta, le nombre de pro-Kyoto a littéralement fondu dans l'Ouest, passant de 78 à 49% en Colombie-Britannique et de 85 à 60% dans les Prairies. «Le sentiment de solidarité et une différence sur le plan des valeurs (on est plus à droite dans l'Ouest), expliquent en partie cette chute», croit M. Bouvier.

La courbe des opinions en Ontario et dans les provinces maritimes suit de près celle de l'ensemble du pays. De 76% en mai, les appuis sont passés à 64% en décembre en Ontario, tandis qu'ils ont chuté de 76 à 68% dans les provinces atlantiques.

Impact incertain sur l'économie

Le sondage a été mené auprès de 1205 personnes, dont 43% ont dit n'avoir aucune idée de ce qu'est le protocole de Kyoto. La plupart des questions plus pointues ont été posées à ceux qui se disaient clairement (29%) ou vaguement (28%) informés.

Chez eux, 64% disent que la ratification par le pays aura un impact positif sur la qualité de l'environnement du Canada alors que 61% affirment que la qualité de l'air des grandes villes s'en trouvera améliorée.

Les sentiments sont beaucoup plus partagés lorsqu'on demande d'évaluer l'impact sur l'économie canadienne. Ainsi, 32% des répondants croient que Kyoto influencera l'économie de façon positive contre 36% affirmant que l'influence sera négative; 20% ne croient pas que cela fera une différence.

Et à la question sur l'influence du protocole sur l'emploi, 21% des répondants estiment que l'impact sera positif contre 31% y voyant des effets négatifs et 32% évaluant que cela n'aura pas d'influence.

La marge d'erreur de ce sondage est de 2,8 points de pourcentage 19 fois sur 20, et de 4,9 points, 19 fois sur 20 pour le Québec; la marge d'erreur augmente toujours lorsqu'on divise un échantillonnage en sous-catégories.




 



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