07/06/2002

Direction du PLC
Les Québécois favorisent l'ex-argentier
Gilles Toupin
La Presse
Ottawa

Le Québec serait davantage porté à appuyer Paul Martin que Jean Chrétien s'il avait à choisir le chef du Parti libéral du Canada, selon Christian Boucher, le directeur de la maison Ekos.

Mais si les élections fédérales avaient lieu demain, peu importe le chef du PLC, les libéraux recueilleraient au Québec 50% des voix, contre 32% pour le Bloc québécois, 8% pour le NPD, 6% pour les conservateurs et 3% pour l'Alliance canadienne.

«Il n'y a pas beaucoup de différence entre le Québec et le reste du pays face à ce qui se passe dans l'affaire Chrétien-Martin, explique M. Boucher.

Différence importante

La différence la plus importante c'est qu'au Québec on est un peu plus derrière Paul Martin.

Les Québécois ont davantage l'impression qu'il a été renvoyé et qu'il n'a pas quitté de son propre chef.

Ils croient que le départ de Martin a un impact sur l'unité nationale et que l'ancien ministre des Finances a été traité de façon injuste.»

Bref, l'affaire Chrétien-Martin n'a pas fait bouger les intentions de vote au Québec, si ce n'est une légère hausse pour le PLC.

M. Chrétien est vu comme désavantagé par rapport à M. Martin sur le plan de l'éthique, soutient la maison Ekos. Mais il s'en tire bien sur les questions de l'unité nationale et du Québec, en particulier parmi les libéraux et les Canadiens anglais.