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Le vendredi 14 décembre 2001

La note de passage au budget Martin


JOËL-DENIS BELLAVANCE
La Presse
OTTAWA

Photo PC

Le ministre des Finances, Paul Martin

Les Canadiens accordent la note de passage au budget axé sur la défense et la sécurité publique qu'a déposé lundi le ministre des Finances, Paul Martin, selon un sondage effectué cette semaine par la firme Ekos. Réalisé pour le compte de La Presse, du Toronto Star et de Radio-Canada, le sondage révèle que seulement 26% des personnes interrogées croient que le grand argentier du pays a accouché d'un bon budget.

En fait, ce budget, qui visait à rassurer les Canadiens au sujet de leur sécurité physique et économique, soulève l'indifférence chez 46% des répondants. De plus, 21% des gens se disent insatisfaits des mesures annoncées par le ministre Martin.

De toute évidence, ce premier budget du ministre Martin en près de deux ans inspire peu les Canadiens, selon Christian Boucher, de la firme Ekos. «Un budget qui porte sur la sécurité, c'est comme si quelqu'un avait à renouveler son système de sécurité à la maison au lieu de rajouter une pièce. Ce n'est pas une chose qui va créer beaucoup d'enthousiasme», a déclaré M. Boucher, observant au passage que M. Martin a obtenu une meilleure note lors de son budget de 1999 sur les soins de santé, soit un taux d'approbation de 36%.

Le sondage démontre que 65% des répondants croient que l'objectif premier du budget visait à renforcer la sécurité au pays. Mais seulement 14% d'entre eux souhaitaient un tel train de mesures du gouvernement Chrétien en dépit des événements tragiques du 11 septembre.

Interrogés sur le domaine qu'aurait dû privilégier le budget, 42% des Canadiens croient que M. Martin aurait dû investir davantage pour améliorer le bien-être et la qualité de vie des gens, 21% pour améliorer la force de l'économie à long terme et 13% pour garder la dette et le déficit aussi bas que possible. Seulement 16% des répondants ont opté pour la défense et la sécurité du pays.

Au Québec, la proportion de ceux qui auraient aimé voir le ministre Martin investir davantage dans des programmes visant à améliorer le sort de la population est encore plus forte, soit 56%. Seulement 10% des Québécois désiraient un budget axé sur la défense et la sécurité.

En dépit du battage publicitaire entourant l'événement, une proportion étonnante de répondants, soit 27%, ne se rappellent pas avoir entendu parler du budget qui a été déposé lundi.

Par ailleurs, une majorité de Canadiens (près de 62%) continuent d'appuyer la participation du pays à l'effort de guerre contre le terrorisme, toujours selon le sondage Ekos. Cet appui est toutefois moins important au Québec (47%) que dans le reste du pays (67%).

Les Québécois sont aussi divisés (45% en faveur, 44% contre) quant à savoir si le Canada devrait continuer d'appuyer les États-Unis et leurs alliés s'ils décidaient d'attaquer d'autres pays, tel l'Irak, qui abriteraient des groupes terroristes.

Dans le reste du pays, une majorité de répondants (59%) est d'accord pour que le Canada continue de participer à la coalition internationale antiterroriste même si le conflit actuel s'étend à d'autres pays. «Il est clair que le Québec est beaucoup moins belliqueux que le reste du Canada. Cela a toujours été le cas dans nos recherches», a indiqué M. Boucher.

Enfin, le sondage démontre que les Canadiens appuient dans une proportion de 60% le rythme des changements en matière de sécurité annoncés par le gouvernement Chrétien dans la foulée des attentats du 11 septembre.


 



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